Le passé communiste de l'ex-RDA n'en finit plus d'inspirer le cinéma de nos cousins germains. Après Sonnenallee et Good Bye Lenin, le film "La vie des Autres" (Das Leben der Anderen) se penche sur un aspect obscur et douloureux de l'Allemagne socialiste, sa police secrète: la Stasi.
Nous sommes à Berlin-Est en 1984. Un couple d'artistes est-allemands va être pour diverses raisons l'objet de toutes les attentions du Service de la Sécurité de l'Etat (Staatssicherheitsdienst, en plus court, la Stasi). On découvre alors les méthodes utilisées par la Stasi pour surveiller et contrôler le peuple est-allemand: écoutes téléphoniques, appartement truffé de micros, vidéosurveillance, intimidations, pressions en tout genre, chantage.... la liste est longue... les raisons justifiant les agissements de la Stasi pour le moins discutables...
Le film est captivant, à travers cet évènement si commun, voire banal pour l'époque, il permet de replonger dans l'atmosphère toute particulière de la République Démocratique allemande des années 80.
Aujourd'hui encore, le passé de certains hommes politiques et leurs liens étroits avec la Stasi entachent la vie politique des "nouveaux Länder". Avec ce film, on saisit mieux ce que fut le "contrôle" exercé par ce régime politique et par le parti communiste est-allemand. Le débat autour de l'ouverture des archives de la Stasi a suscité de nombreuses polémiques. Des familles entières ont été brisées par les révélations contenues dans les dossiers de la Stasi. Ca et là, une mère de famille, le fils aîné, l'amant ou le grand-père travaillaient comme IM (collaborateurs non-officiels) de la Stasi et faisaient régulièrement des rapports sur les autres membres de leur famille. Le voisin, le collègue de travail pouvaient également collaborer avec la Stasi. Cette atmosphère de suspicion et de méfiance était le quotidien des Allemands de l'Est. Certains ont trop souvent tendance à l'oublier.
il est donc bon que le cinéma allemand rappelle aujourd'hui de manière décomplexée ce que furent ces 40 années de régime communiste: il y eut certes de bons aspects mais il ne faut pas en oublier les plus sinistres. Cela apporte une pierre au travail de réflexion sur le passé, meilleur moyend'éviter une idéalisation nostalgique du passé.







Mannheim et ses trams...
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